comédie française - Copie

À L’AFFICHE À LA COMÉDIE FRANÇAISE

Haute surveillance
de Jean Genet
Mise en scène Cédric Gourmelon
16 sept 2017 29 oct 2017

On y retrouve la mythologie qui traverse son œuvre et entoure sa vie : sa fascination pour les criminels, la masculinité, l’ accomplissement de soi, la fatalité, le désir… L’action est resserrée autour de trois jeunes détenus. Le premier, nommé Yeux verts, figure charismatique, est un « vrai » assassin vénéré par deux délinquants, Maurice, gueule d’ ange à la beauté troublante, et Lefranc, le seul à ne pas être analphabète, qui a le privilège de lire et rédiger la correspondance entre le caïd et sa femme – l’absente, objet du fantasme commun.
Il fallait un amoureux et un praticien accompli de l’œuvre de Genet pour mettre en scène ce huis clos dense et poétique. Cédric Gourmelon a déjà monté Splendid’s, Le Funambule et Le Condamné à mort, poème mis en musique par Étienne Daho. Haute surveillance est un de ses textes fétiches qu’ il crée aujourd’hui pour la troisième fois. Il conduit les acteurs de la Troupe dans les revers de cette écriture qui réclame un engagement physique intense. Ensemble, ils apprivoisent le style unique de l’ auteur qui donne la parole, et une forme de noblesse, à de mauvais garçons comme lui mis au ban de la société. Là est l’ immense talent du théâtre de Genet : « c’est la politesse à l’ égard de la matière, il consiste à donner un chant à ce qui était muet ».

Distribution :
Équipe artistique
Mise en scène : Cédric Gourmelon
Scénographie : Mathieu Lorry-Dupuy
Costumes : Cidalia Da Costa
Lumières : Arnaud Lavisse
Assistanat à la mise en scène : Morgann Cantin-Kermarrec

Voir le site web

 

Les Fourberies de Scapin
de Molière
Mise en scène Denis Podalydès
20 sept 2017 11 févr 2018

Il aime l’idée d’une « pièce de troupe, écrite non pas pour la Cour mais pour le peuple », créée en 1671 au Palais-Royal pendant une période de travaux. Molière est alors libéré des contraintes des comédies-ballets et des comédies à machine : c’est du « théâtre pur » qui offre au metteur en scène une grande liberté d’action.
La scène se passe à Naples, porte ouverte à l’imaginaire maritime, tendue vers l’Orient. Face à deux pères autoritaires, deux fils aux amours contrariées s’en remettent au rusé Scapin, habité d’une folle énergie de revanche, double de Scaramouche, acteur italien à la vie aventureuse que Molière admirait : « à vous dire la vérité, il y a peu de choses qui me soient impossibles, quand je m’en veux mêler. » Si le valet bouffon reçoit des coups de bâton, et en rend notamment dans la célèbre scène du sac, Denis Podalydès rappelle qu’il tire son nom du verbe italien scappare qui signifie « s’échapper », « s’envoler ». S’ensuit alors, dans un climat de demandes de rançons et de contrariétés paternelles, une avalanche de stratagèmes et autres fourberies que l’auteur excellait à peindre.

Spectacle à partir de 8 ans.
Diffusion au cinéma avec Pathé Live.

Spectacles en audiodescription pour les spectateurs aveugles et malvoyants :
- dimanche 12 novembre à 14h
- mercredi 29 novembre à 20h30
- mardi 5 décembre à 20h30

Spectacles avec surtitrage adapté en français pour les spectateurs sourds et malentendants :
- lundi 6 novembre à 20h30
- vendredi 17 novembre à 20h30
- samedi 25 novembre à 14h

Distribution :
Équipe artistique :
Mise en scène : Denis Podalydès
Scénographie : Éric Ruf
Costumes : Christian Lacroix
Lumières : Stéphanie Daniel
Son : Bernard Valléry
Maquillages : Véronique Soulier-Nguyen
Collaboration artistique : Leslie Menu
Assistanat à la mise en scène : Alison Hornus
Assistanat à la scénographie : Dominique Schmitt

Voir le site web